L’adolescence se définit comme « Période de la vie entre l’enfance et l’âge adulte, pendant laquelle se produit la puberté et se forme la pensée abstraite », ce qui implique une étape de changement important à la fois physique ais aussi psychique. L’adolescent est dans une quête d’individualité et d’indépendance car il affronte ses propres représentations de l’être « adultes » de la façon dont il se l’est imaginé étant plus jeune et surtout qu’il souhaite devenir. C’est dans ce désir de devenir un individu qui sait faire face à certaines responsabilités, à son échelle, qu’il se confronte à l’autorité aussi bien parentale qu’institutionnelle puisqu’il veut pouvoir s’imposer comme un « être sachant » et non plus subir les connaissances de « l’autre ».
Chaque adolescent ne réagira pas de la même façon, tout dépend de son éducation, de son environnement et de son groupe d’appartenance, car il est fondamental de se retrouver entre personnes rencontrant les mêmes difficultés afin d’avoir l’impression d’être compris par quelqu’un, puisque les « autres » (qui sont le plus souvent les parents…désolé pour eux !) ne les comprennent plus et ne les ont jamais compris. C’est à ce moment que se forment certains groupes auxquels ont va se lier et créer certaines amitiés, le plus souvent en lien avec une passion commune, une chose qui fait qu’on a l’impression qu’on est semblable, qu’on se ressemble et, donc, qu’on peut se comprendre, se sentir accepté tel qu’on est.
Il est essentiel dans ce cas de comprendre le principe de norme et de considérer qu’on est tous différents, que ce qui est normal pour l’un ne l’est pas pour l’autre. A partir de là, on peut comprendre que, pendant la crise d’adolescence, rien ne semble normal puisque tout semble différent par rapport à ce que l’on a toujours connu jusqu’à maintenant. Pour mieux expliquer tout cela on utilise deux termes afin de ne pas stigmatiser certains comportements où entrainer une interprétation péjorative de nos propos, ce sont les termes « neurotypique » et « neuroatypique ».